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« L’époque actuelle est le temps de l’image » (les communiqués)

 

Certes ! Excès de vitesse, excès d’images, excès de tout. Les temps modernes se sont ampoulés. On ne va pas pour autant revêtir la bure et prendre le contre-pied de tout, par goût de …l’excès.

C’est pourquoi je souhaite justifier la présence de quelques photos sur ce site. Une raison que personne n’osera me contester : c’est qu’elles éclairent l’austérité d’un écran d’ordinateur par le sentiment que je porte à ces personnes (m’exceptant naturellement). Ces photos sont donc autant d’hommages que je leur porte, conscient de la regrettable restriction que m’impose la situation vis-à-vis de toutes celles et tous ceux que j’aime et que j’admire.

 

Louis Saguer aura été, avec André Jouve, mon grand initiateur. Si je sais quelques éléments qui ouvrent le chemin de la composition, c’est de lui que je les tiens.
 

Cette photo, prise chez moi à Marseille devant mon Erard de l’époque (années 60) est le moindre hommage que je puisse lui rendre.
 

La Bordelaise Geneviève Teulières aura été ma plus grande amie (mais oui ! une amitié entre un homme et une femme, cela existe et nous en avons donné la preuve) et l’une de mes plus magnifiques interprètes. J’espère ne pas outrepasser mon devoir de discrétion envers Henri Dutilleux en disant qu’il l’a admirée et, d’ailleurs, elle a été un des tout premiers interprètes de ses célèbres Strophes sur le nom de Sacher.
 

Donner l’accolade à une femme comme Madeleine de Valmalète est un instant rare. Elle fut, on le sait tout de même encore, une très grande pianiste et j’ai eu le bonheur de l’entendre alors qu’elle avait dans les 85 ans (programme-choc empanaché de Liszt et Chopin, enrubanné de Fauré et Debussy). Inoubliable force, inoubliable douceur de femme.

Photographie : Alain Serra

 

Avec l’éblouissante Isabel Garcisanz, que j’avais connue grâce à Louis Saguer. Une voix, une artiste, une femme. Le Diable de Ramuz disait : « deux, ce n’est plus le bonheur ».

Trois, oui. 
 

Roland Hayrabedian, dont j’ai accompagné la carrière pendant les dix dernières années de ma vie marseillaise. L’homme dont j’ai toujours admiré la maîtrise de soi, source d’un travail en profondeur, d’une clairvoyance impressionnante, d’une réussite dont je suis tout particulièrement heureux.

 
 

Alain Goudard, autre grand compagnon de ma vie musicale. L’homme qui fit jouer des handicapés en une « joyeuse bande » qu’on nomme « Les Percussions de Treffort », et qui continue cette bouleversante aventure. Et comme Alain Goudard sait chanter et faire chanter, c’est vraiment un homme de chœur. Mais si vous aspirez le h, vous avez son réel portrait.
 

Ce cher Maurice Ohana, rencontré très tard, mais avec un tel échange humain !

Photographie : Guy Vivien

 
 

J’ose même inclure une photo de moi en soliste ! Mais ne vous y trompez pas. Je ne joue pas à lire une partition de moi, pour la galerie, non, je regarde (pour de bon) une partition d’Annette Schlunz, qui accompagnait Musicatreize lors d’un voyage à Dresde dans les années 80. Et Dresde aussi m’est très chère.

Photographie : Matthias Creutziger

 

Régis Campo, songeur. Qui passa son concours de sortie de la classe d’écriture de Georges Bœuf au C.N.R. de Marseille alors que j’étais de jury. Je ne dirai pas qu’on ne se quitte plus, tant on sait le parcours qu’il a effectué depuis.

Photographie : Claude Lorin

 

Epidaure ! Où Andonis Vouyoucas, qui avec son épouse, la comédienne Françoise Chatot, poursuit sans relâche une entreprise confondante de courage et d’intelligence au Théâtre Gyptis (en pleine Belle-de-Mai, ce qui n’empêche pas 12.000 spectateurs en 33 représentations pour le  Cycle Thébain…) me donne l’accolade juste avant « Antigone »(1997)

 
 

Barbizet. Pierre. L’homme qui savait tout ! Même jouer du piano. Figure entre les figures. Véritable coruscation de l’intelligence.
 

Pierre Ancelin, autre gentleman, musicien de haute stature, rencontre ineffaçable.

On reconnaît sans peine Madeleine Milhaud et France Clidat. 
 

Avec Bernard Tétu, lors d’un heureux partage, tout de confiance et d’amitié.
 

Teresa Ida Blotta dirige l'Ensemble ARTEDIE que Patrice Fouillaud a créé autour de son Conservatoire de Villeneuve-le-Roi. Ils sont devenus des amis très chers parce qu'ils symbolisent à mes yeux ce partage sensible des êtres dans une société dont j'ai toujours rêvé.
 

Ma femme et mon fils, dans la fin des années 1960.
 

1952, avec mon professeur de piano, Yvonne Studer, qui osa me faire jouer, avec elle, le 2d concerto de Rachmaninoff, œuvre réputée infranchissable (sauf par les grands) ce qui est d’ailleurs une opinion critique fort convenue…

A sa mémoire.

 

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Copyright © Lucien Guérinel 2007 -                   Mise à jour du  29-août-2008